Yeux bandés, corps entravé, offerte à un inconnu

Yeux bandés, corps entravé, offerte à un inconnuRéel 2018, au printemps, à Nancy… Avant la première séanceNous habitons le même coin…Cela a commencé par des échanges éparses. Il m’écrit un jour. Me répond soixante douze heures plus tard. Cette distance entre les messages me laisse froide. Les jours passent et nos dialogues deviennent plus rapprochés jusqu’à engager plusieurs mails en même temps.Chaque correspondance s’attarde sur un point. Il pose beaucoup de questions. Ne répond à quasi aucune des miennes. J’esquive certaines des siennes. J’en réitère d’autres… sans succès.Le vendredi il me fait croire qu’il sait où me trouver et même qu’il m’a croisée… une certaine excitation m’envahit. Un nouveau jeu où je me sens la proie commence.Le samedi, la chasse continue. Il me laisse entendre que nous étions dans le même magasin au même moment. Il n’a rien dit de tel mais les mots et les circonstances se prêtaient à ce qu’il ait vraiment été à cette caisse en même temps que mon mari et moi. Je panique… le jeu me prend à la gorge et une boule d’angoisse m’envahit.Je stoppe tout. Disparais du site et de mon mail, que je bloque.Quelques heures plus tard, il me manque… C’est complètement fou car je ne le connais pas. Je n’ai presque aucune info sur lui. En fait, je n’ai rien. Et me voilà à réactiver mon gmail pour lui expliquer que j’ai joué et paniqué. Il me répond de manière compréhensive et s’excuse même de m’avoir bernée ainsi. Nos échanges reprennent de plus belle.Je me surprends à guetter impatiemment ma boite mail. Je ne sais pas quand et comment cela est arrivé… nous voilà à discuter d’un fantasme qu’il a et que j’avoue avoir déjà eu : se retrouver face à un(e) parfait(e) inconnu(e) en séance. Je suis réticente et lui demande une photo. Il esquive et me questionne sur d’autres sujets.Alors que je me sens acculée par ce Maitre plus qu’ attirant, je pose la question de l’exclusivité… et comme pour la majeure partie des hommes dominants ou à tendance… Je vous le mets dans le mille… niet ! Il a déjà deux soumises réelles qu’il voit deux-trois fois par mois chacune.Je suis totalement refroidie. Une douche glaciale tueuse d’envie pour quelque heures.N’en demeure pas moins sa ténacité maligne et subtile pour me faire arriver là où il veut… un réel avec lui mais sous certaines conditions :- yeux bandés du début à la fin- jupe, petit haut et soutien gorge- fessée- aucun échange de photo pour lui, moi il a juste vu mon corps en images prises pour lui- mot de sécurité- et quelques autres choses de posées pour un minimum de prudence. Je ne dis oui. Je ne dis non. Je lui parle de son harem. Je suis vexée d’une de ces réponses comme quoi il a encore des trous dans son agenda pour prendre une troisième soumise.Je suis quoi ? Au final, pour beaucoup, je me sens un bout de chaire bonne à être prise, car elle aime ça. Puis si on peut la rudoyer en plus… bingo !Je résiste mais je sais déjà aussi que je suis attirée plus que de raison par ce fantasme. Cet homme malgré son mystère me plait. Car depuis une semaine à me poser des questions, il s’intéresse à celle que je suis réellement. Toujours à me demander comment je me sens alors qu’on a un échange sur un point précis. Tout en continuant à écrire sur l’autre mail un autre sujet. Certes pour arriver à ses fins mais il ne me met pas le couteau sous la gorge…Quelques jours passent et je rends les armes. J’accepte une séance unique avec cet homme et dans les conditions exigées.J’ai passé deux heures dans une chambre d’hôtel avec lui… Moi, vulnérable et aveuglée, offerte totalement à ce Maître. Cent vingt minutes hors du temps, surréalistes et incroyables…*****Avant la séance…Je sors de ma nuit de boulot dans un état second. Je sais déjà que je vais avoir beaucoup de mal à dormir. Je discute avec un homme sur un forum érotique, plus que matinal, avec qui j’aime papoter depuis quelques jours de nos penchants dom et soum, avant de quitter et monter dans ma voiture.Rentrée, je ne dors que trois heures. J’ai l’esprit en ébullition. Je checke mes mails et je le lis, mon corps réagit au quart de tour. Après lui avoir répondu, je m’offre un plaisir simple mais ô combien intense, mes pensées tournées vers lui. Un orgasme clitoridien puissant qui me permet de somnoler encore une heure. Mais une heure à ne penser qu’à ce qu’il va se passer tout à l’heure…Midi. Les miens sont tous là pour le repas, vacances scolaires obligent. Comment en arrive-t-on à préparer le repas tout en rigolant avec son mari alors qu’on sait que sous peu on sera dans une chambre d’hôtel ? Parfois je m’écœure…J’organise mon aprem pour ne pas être prise en flag et ne pas être dérangée. Je prétexte d’aller à la salle de sport et de faire des courses pour m’éclipser les trois heures nécessaires.Je promène mon chien complètement fébrile. Une boule de peur m’accompagne tout au long de la balade même si mon ami Monsieur N me tient compagnie au téléphone. Je le sens encore plus angoissé que moi. Envieux aussi.Mes affaires prêtes, je me dirige vers l’hôtel, à deux pas de la salle. Je gare ma voiture et envoie le sms qui valide mon arrivée et acceptation. J’avais déjà pris ma décision depuis la veille mais un aléa ou une peur viscérale aurait pu tout faire capoter.Je suis déterminée à y aller parce que j’en crève d’envie mais une trouille phénoménale me vrille le ventre.Le cœur battant je parcours les centaines de mètres qui me séparent du bâtiment. Troisième étage que je monte lentement par les escaliers. Il ne faudrait pas que je me retrouve coincée dans l’ascenseur. C’est incroyable comment dans cette folie j’arrive encore à réfléchir et à être alerte.La porte de la chambre est ouverte. Je sais qu’il n’y aura personne. Je rentre et en fait le tour. J’ôte mes habits de sport et passe un haut simple noir et la jupe. Je n’ai pas choisi du sexy mais du pratique à enlever. De toute façon, je ne m’habille pas en sexy, passant inaperçue au jour le jour dans mon quotidien. Pas de maquillage, pas de talons, une femme simple d’un point de vue extérieur, un volcan en fusion à l’intérieur.Une fois prête avec le bandeau sur le point d’être mis, je lui envoie un sms. Je suis dos à la porte comme demandé. Je me suis approchée de la fenêtre. Mains dans le dos, jambes un peu écartées, j’attends. J’ai le palpitant qui tape sur la carotide. Je calme mon souffle. Mon esprit est comme brisé en plusieurs parcelles mais reliées. L’une se dit folle à liée d’être là. L’autre se rassure comme elle peut. Une suivante se réjouit d’être là. Une qui est curieuse. Une qui est terrifiée. Une reliée à ma vie, aux miens…J’entends du bruit. Il me dit bonjour. Je réponds comme aphone, imperceptible son. Je réaffirme mon salut, je suis venue de mon plein gré et je l’assume. Le flot de mes pensées cesse à l’instant même, complètement centrée sur sa présence. Mon cerveau s’est rassemblé et a déjà capitulé pour ne laisser que la soumise dans cette chambre. Il s’approche de moi, et me passe une main dans le cou, me masse, me détend, me demande si ça va. Oui, ça va, même si je suis flippée. Sur son ordre je recule jusqu’au coin du bureau. Je dois y poser mes coudes et tendre mes fesses. Une de ses mains est passée autour de ma taille et me tien l’abdomen, l’autre soulève ma jupe. Une série de fessées commence. Délicieuses, puis plus accentuées au fur et à mesure qu’elles tapent au même endroit. Une chaleur entre douleur et plaisir me jette dans un état d’extase. J’adore, j’en veux encore, je voudrais que ça continue. ankara escort Une voix sait que je vais au devant de la catastrophe car je marque… oui… pour un rien. Mais je me laisse faire. Je me délecte de ses mains sur moi.Dos au mûr, guidée par lui car je suis aveugle pour ces deux heures, je place mes mains derrière la tête. Il me caresse puis me déshabille. Mon haut, mon soutien gorge, puis ma jupe car elle retombe inexorablement à sa place. Nue devant cet homme que je connais pas et que je ne verrai jamais…Suis-je normale ? Je me pose cette question tous les jours… Car voilà, je suis bien. Je suis là fragile et offerte et je suis enfin bien. J’aime ses mains douces, très douces. Et j’aime encore plus sa voix, grave, calme, directive mais avec un sourire. J’évite tout contact venant de moi mais je grappille chaque souffle, chaque effleurement de son corps vêtu contre moi. Il passe sa main sur mon corps et s’arrête sur mon clito qu’il va caresser longuement. La position est délicate car j’ai envie de me tordre dans tous les sens, j’ai envie de plus, mais je n’ose bouger et garde avec grande difficulté mes mains au dessus de mes épaules.. Le plaisir monte. La jouissance approche. Mes jambes tremblent. A en défaillir et tomber. Je tiens bon. A un moment mes bras ne peuvent plus tenir en hauteur vu l’intensité de mon plaisir. Il en profite pour me faire faire un quart de tour et de lui présenter mon dos. Je l’entends fouiller dans ses affaires, ainsi que le cliquetis du métal. Je respire de plus en plus fort. Je sais déjà ce qu’il a en main : le collier en métal. Je n’avais connu cette sensation du métal sur le cou. Le poids et le tout verrouillé. Une sérénité s’installe. C’est dingue mais c’est comme ça. La laisse suit et vient prendre à ce bijou qui est le seul à m’habiller pour le moment.Caresses. Massages. Il est très tactile… j’adore ça. Je me gorge de ces moments. Il ne le sait pas.. Je le suis aussi à l’extrême. Je n’ose juste pas le toucher de mon initiative. Je me sens cajolée pour ce que je suis, moi. Et c’est puissant…Je me retrouve positionnée assise au bord du lit. Il n’a jusqu’alors touché que mon clito. Assis à mes côtés, un roc qui me tient, il titille mon clito à nouveau. Frissons. Quand sa main et ses doigts s’intéressent à mon intimité trempée d’envie, je perds pied en entendant ses paroles.- Tu es une vraie soumise…Il se demande comment j’ai pu en douter… le lâché prise total. Je suis à lui pour le reste de le séance.Je ne vais pas faire un déroulement précis de tout ce qui s’est passé car je suis incapable de me souvenir de tout. A certains moments, je n’étais que sensation pure, comme ailleurs.Les mains posées sur mes genoux, les paumes tournées vers le haut sans qu’il me le demande. J’ai pris cette pose pour lui plaire. Trempée. Une vraie soumise… Mais sans Maître. Cette réflexion traverse mon esprit mais je la rejette aussitôt.Assis près de moi, il continue de jouer avec mon intimité et je ne peux que constater le plaisir que je prends d’être ainsi touchée. J’aime autant son doigté que sa prévenance avec moi. Les deux instaurent, contre toute logique, une confiance accrue.Je dois reculer et remonter mes jambes dans le lit, je finis à quatre pattes avec sa présence contre moi, à me cajoler le corps, pétrir mon cou. Comment définir ces moments tout au long de ces deux heures où il a pris soin de moi sans que ça implique le sexe. Un palpé appuyé mais doux du corps. Que dire si ce n’est que je me suis sentie proche de la jouissance quand il a léché et aimé mon oreille, accolé à moi pendant de longues minutes. Quand il a pris soin de mes tétons, allongée sur le dos, lui tout du long sur mon flanc à sentir son corps contre moi…Moi tel un serpent à onduler de plaisir, les genoux fléchis, les jambes écartées, complètement ouverte et offerte, je sens sa main passer sur mon sexe. Quand sa main claque mes lèvres, je tombe dans l’extase. Encore. Je n’ai que ce mot en tête et la vision d’une pince sur mon clito. Encore. Mais je me tais. Je suis aveugle et devient muette. Encore… je veux encore ces claques, cette sensation brûlante, exquise. Je me laisse faire mais c’est sans compter sur mon corps qui se soulève et va à l’encontre de sa main. J’aime tellement ça… Il me colle le bassin au lit de force et continue entre caresses et claques.Au bout de quelques minutes, je dois me mettre en diagonale sur le ventre dans le lit. Je ne sais pas ce que j’ai pu faire comme mouvement qui lui a poussé à me demander si je voulais être attachée aux chevilles. Je ne réfléchis pas et accepte. Cliquetis métallique d’une chaine et sensation du cuir sur ma peau. Me voilà les pieds liés l’un contre l’autre et reliée au pied de lit. Je ne peux plus me sauver.Je crois que j’ai perdu pied ,sans jeu de mot, dès ce moment. Dans ma douce folie, dans ce bonheur d’être enfin traitée comme je le rêvais, je réponds par l’affirmative pour mes poignets qui se retrouvent prisonniers dans mon dos.Aveuglée. Attachée. Un inconnu. Je me pose la question encore une fois dans ce flou émotionnel de ma normalité.Ce moment où son sexe est passé entre mes paumes emprisonnées contre mes reins… Un pur délice.Il me pendra longuement, très longuement mon intimité de son sexe large, couché sur mon corps aux jambes serrées et aux mains entravées. Ses chevilles sur mes mollets, sentant tout son poids peser comme pour mieux me contraindre. Je ne vais faire que jouir, tremblante, ondulante d’envie.Il me délie mes mains sur ma demande et continue ses va et vient si précis et orgasmiques. C’est à ce moment que j’ai basculé vers ce que je m’étais interdite : le toucher. Les épaules collées au matelas, un coussin pour soulever mon bassin, je le sens en moi encore et encore. Au lieu d’empoigner le drap, je pose main sur la sienne et entrelace mes doigts aux siens. Ma joue se pose contre son bras. Je le respire. J’ai besoin de ce contact. J’en suis agacée mais je ne peux faire autrement.Je vais adorer tous ces autres moments simples où je vais pouvoir être contre lui. Juste ça, simplement.Je le veux dans ma bouche, dans ma caverne sombre, je le lui dis. Il me laissera le goûter assise au bord du lit où je me laisserai glisser à genoux à ses pieds, le prenant au fond de ma bouche et une main lui caressant les bourses. Je me sens à ma place et la seule chose qui me manque à m’en fendre le ventre d’une douleur c’est son regard… cela ne fait pas partie du deal.Il ne touchera pas à mon dernier orifice ni avec ses doigts ni avec son sexe.La séance se termine par un rapprochement des corps puis moi assise à discuter et répondre à ses questions. Un moment presque intime entre sérieux et légèreté et toujours son sourire dans sa voix…Je resterai nue sur le lit avec mon bandeau. Il se rhabillera, me posera un baiser sur les lèvres et…Le manque. L’envie. Le désir. L’esprit qui carbure, délire, dérive et… le manque de lui.Folie.*****Deuxième séancePour cette seconde séance, j’ai accepté de venir encore une fois les yeux bandés. Je ne L’ai toujours pas vu.Comme pour le dernier rendez-vous, je Le préviens lorsque je décolle de chez moi. L’ordre m’est donné d’attendre dans ma voiture, garée non loin de l’hôtel, d’avoir le numéro de la chambre.La 16. Je sais déjà que c’est au rez de chaussée. Je m’y dirige d’un pas tranquille qui ne laisse rien paraître du tumulte qui règne en moi. En fait, je suis complètement flippée. Pourtant, je l’ai déjà rencontré. Mais la peur de la première fois était centrée sur l’inconnu ankara escort bayan et la folie que je commettais. Cette fois-ci, c’est un autre stress qui est là : mon réel et me faire prendre. Comme je sais que je peux lui faire confiance, l’esprit s’est plus ancré dans la réalité. Puis j’ai aussi peur de Le décevoir, de ne pas tenir le coup. Après tout, avec la mise en scène de départ je n’arriverai peut être pas à être à la hauteur…Dernière chambre au fond du couloir. Je souris de soulagement. Oui c’est bête mais je sais que je peux être très expressive. Alors quand j’ai lu le numéro, ma première pensée fut que l’employé à l’accueil allait devoir faire avec mes gémissements plus ou moins sonores.J’ouvre la porte. Je remarque que la pièce n’a pas du tout la même configuration que celles que je connais de cet établissement. Sur la gauche la salle de bain. À droite une porte derrière laquelle je peux voir deux lits jumeaux accolés. Devant moi l’espace principal avec une kitchenette, une table ronde et trois chaises, un divan pouvant faire lit. Bureau avec télé. Je remarque que la grande fenêtre donne sur la rue alors j’en ferme les rideaux.Je pose mes affaires, me déshabille, plie le tout sur la chaise. Je sors mon masque et les pinces à linge en bois. Je regarde autour de moi pour voir où je vais me positionner.Je respire un grand coup. Une pince après l’autre, j’en mets sept en place. Quatre sur mes lèvres, deux sur les tétons et la dernière sur mon clito. Leur morsure parfois intense est supportable pour le moment. J’espère tenir…Le masque en place. Je soulève un côté, envoie un sms et je suis dans le noir.Je recule contre le mur qui donne sur l’ouverture de la porte. Je place les mains dernière ma tête, j’écarte les jambes.Je l’attends.Fébrilement.L’envie et la peur de ne pas plaire se mêlent.La poignée est clenchée. Il est là.Au salut de sa voix grave, je réponds un bonjour mon Maître. Mon cœur bat la chamade. C’est parti…Je n’ai plus, comme à chaque fois, la chronologie exacte de ces heures en sa compagnie. Je vais donc relater les moments qui ‘mont marquée tout au long de cette belle séance.*****Dès qu’Il entre, qu’Il passe devant et pose son sac, je suis perdue. Sa seule présence efface les peurs. Ne reste que l’envie de lui. Je rentre dans une bulle, celle où il n’y a que nous deux.Il s’approche et effleure mon sein, le prend en coupe et le soupèse. Chaque pince est titillée, me tirant des soupirs et des gémissements plus accentués, comme quand Il s’attarde sur mon bouton emprisonné et gorgé de sang.Je me tourne face au mur et le collier en métal est passé. De nouveau face à lui, mes poignets seront liés et accrochés au crochet de mon cou. Je souris et lui fait part que Son sac à malice me plait. Dans tout ce cliquetis de métal et sensoriel de cuir, je n’ai d’ouïe que pour sa voix grave, rauque et chaude.Soudainement, tirée par la laisse, je le suis, aveugle jusqu’au canapé. A genoux devant lui, en équilibre précaire mes mains étant accrochées à mon collier, je suis à sa merci. Caresses qui sont comme des massages appuyés, frôlement des pinces, puis il finit par m’ôter celles des seins, qui laissent comme un pincement pendant un moment.Il me parle, me frôle, je vole chaque moment de contact dans cette solitude sombre, comme si ça me rattachait à la réalité du moment, comme pour me guider et me permettre de me situer dans l’espace. Je réponds à l’une de ses questions, éternelle pipelette que je suis, et il en profite pour m’ôter la comparse qui me comprimait le clitoris. L’air s’expulse de mes poumons et j’en perds l’équilibre pour finir par atterrir contre lui dans un mouvement involontaire dû à la douleur. J’ai du mal à revenir à moi, d’autant plus quand Il se met à caresser mon bouton pour le soulager et faire revenir la circulation. La douleur et le plaisir se mêlent en une délicieuse osmose. J’ai été surprise mais j’ai adoré cet instant éphémère de pure brûlure.Je respire à nouveau. Il continue de me caresser jusqu’à la jouissance que je ne prends sans lui demander l’autorisation. Je la sens monter et affluer et sur l’instant mon esprit fait un blocage. Je me contiens et bataille pour articuler les mots. Ces mots que j’ai prononcés, il me semble, dans une autre vie, il y a si longtemps. Un flot de souffrance refait surface que je rejette en bloc. Le passé n’a rien à faire ici. Je me force à revenir avec lui et; à bout, je finis par demander le droit de laisser l’orgasme me submerger…Dans la foulée, Il m’amène au bord d’une seconde jouissance, je ne saurais même plus dire de quelle manière car le geste a été balayé par ses mots. Il m’avait fait part des règles à suivre. La première jouissance devait être autorisée, les suivantes juste énoncées de ma part au fur et à mesure de leurs venues. Quand la seconde me terrasse et que je l’annonce juste, la réflexion de reproche comme quoi j’aurais dû la demander me poignarde avec une v******e hallucinante. Je me braque dans l’instant et justifie les règles dites. Mais le mal est fait, je camoufle une larme derrière mon masque. J’ai bataillé pour faire sortir les mots de ma bouche en premier et voici que je dois le faire à chaque fois. Je ne pourrai pas. Et ce reproche me blesse. C’est fou. Mais je suis vexée et peinée. Il concède que je n’avais pas à demander. Je relève la tête, prend sur moi et décide de profiter de tout ce qui va se passer ensuite.Je suis ainsi : ultra sensible pour certaines choses que j’estime faire dans les règles. Je prends les reproches trop à cœur… tellement prise dans l’instant que tout m’atteint et est démultiplié.Je finis par devoir monter sur le lit-canapé face au mûr. Il me passe la laisse entre les poignets liés, les seins et entre mes lèvres pincés par les quatre complices en bois. Le métal me pénètre les chaires intimes, la raie des fesses pour venir se poser tendue sur mon dos. Sa poigne tire dessus et vient appuyer sur mon clitoris déjà bien titillé. Il ne faut pas longtemps pour qu’une nouvelle vague me submerge. Plusieurs fois. Je ne suis que plaisir, envie d’encore. Je suis à ma place, celle que j’ai voulue depuis des mois, auprès de ce dominant qui va me faire jouir deux fois rien qu’en me caressant l’oreille de sa langue.Nous nous dirigeons vers la chambre. La laisse traine entre mes jambes et il marche dessus subitement me tirant un hoquet de surprise et de douleur, le métal tiraillant d’un coup mes chaires. Je ris un peu nerveuse prise par surprise. Une fois devant le lit, je m’assois au bord.Il titille mes pinces et me demande qui de nous deux doit les retirer. Je préfère que ça soit lui. Ma lèvre droite subit une telle décharge de douleur que j’en détache mes poignets du collier par la v******e de mon geste de défense. Mes mains toujours liés se retrouvent devant moi. Les trois autres sorcières de bois ne me feront pas aussi mal. Il me malaxe et finit par m’offrir ce que je convoite depuis le début. Je finis à genoux sous son ordre, à ses pieds, le suçant , l’aspirant, le gobant jusqu’à le sentir au fond de ma gorge. Les soubresauts de sa queue qui grossit dans ma bouche sont un pur délice. Mes mains ayant plus de liberté malaxent ses bourses. J’aime son goût, son odeur, l’avoir en moi de cette manière.Fin de la récréation gourmande. Allongée sur le dos, il vient prendre mon sexe. Cet instant de première pénétration est toujours un moment exquis que je savoure. Pleine de lui, je pars à mille lieux et me laisse porter par ses va et vient. Mes mains se baladent un peu trop sur escort ankara lui et je me dois, avec regret, arrêter. Cela me peine et me vexe aussi alors je fais en sorte de garder mes distances. Alors qu’il caresse mon clitoris tout en me pilonnant, je suis rattrapée par un orgasme puissant dont les contractions l’éjecteront hors de moi. Reproche. Je redescends sur Terre et me concentre vraiment sur les sensations pour ne plus que ça se reproduise. A quatre pattes, il m’offre une levrette des plus affolantes. Une main sur mon épaule, Il tient le rythme pendant ce qui va me sembler une exquise éternité. Chaque mouvement me tire un gémissement de pur ravissement. Je suis en transe et je jouis encore et encore. A un moment, Il détache ma laisse et me la fait passer autour de mes reins. Il s’en servira comme on se sert des rennes d’un cheval. Je suis transportée. Je ne suis que sensation… une infinité de sensations… Plus il me prend, plus je le veux…Il nous offre un moment de répit où nous reprenons notre souffle et où Il en profite pour me charrier sur le fait que je parais exténuée. Chacun sur un matelas, nous papotons. Lui me caresse. Moi je cherche à savoir ce qu’il veut vraiment. Accepte-t-il vraiment l’idée de mon amant et celle des hommes avec qui je joue tous les jours sur le forum érotique, acceptant leur défis que je relate ensuite en récits ? Qu’en est-il réellement ? Sur fond de rires, des avis sont donnés. Une petite part de moi s’emballe à ses réponses, une autre me dit que je ne suis que l’une d’elles. Une bataille a commencé dès lors dans mon esprit qui ne se finira que quelques jours plus tard.J’ai le droit de le sucer à nouveau, moi à genoux sur le lit, Lui allongé sur le dos. J’abuse là aussi un peu trop de mon droit, mais à mon corps défendant, dans le noir, ce n’est pas simple de devenir ce qu’il est bien de faire ou pas. Je dois le chevaucher, pas une de mes tasses de thés, même si pour me taquiner par rapport à mon couple, Il me dit que j’ai l’habitude… Je m’exécute en prenant mon plaisir.La séance se finit par une levrette qui va crescendo et où je me perds totalement. Mes cris retentissent ainsi que mes suppliques nommant mon Maître, mon Maître, mon Maître… encore et encore tellement je suis incapable de gérer le flot de sensations qui me transpercent le corps et l’âme. Quand il explose dans un râle mon cerveau part en mille morceaux. Perdue.Étendus chacun de son côté, je reprends pied peu à peu. Encore une fois, Il me taquine. Je souris. Il ne trainera pas. Se rhabillant, et après une caresse sur la tête et un smack, Il disparait de la chambre. Ce Maître inconnu…*****Ils sont bizarres ces moments d’après. Une magie et plouf. Le réel qui tombe comme une chape d’un seul coup. J’enlève le masque, ouvre les yeux… Je m’active moi aussi et rentre chez moi me doucher et reprendre ma vie comme si de rien était.Je vais beaucoup me questionner les heures qui vont suivre et même le lendemain. Totalement perdue par la distance qu’il va instaurer ensuite. Mais comme pour tout, j’avance en essayant de ne pas commettre le moindre faux pas de cette séance à la prochaine. Savoir rester à ma place et de marbre d’une certaine manière.Dans les jours qui ont suivi, je lui ai notifié que ma décision de poursuivre avec mon amant était prise. Si je ne peux avoir l’attachement ou sentiment avec lui, je les prendrais avec mon amant. C’était sans compter sur la perpétuelle envie de ce dernier de me récupérer rien que pour lui, de faire son relou jaloux. Sur un clash comme nous avions l’habitude d’en avoir depuis quelque temps, j’ai dit adieu à mon amant. Malgré mes sentiments pour lui, sa possessivité devenait pesante et étouffante. Au final, ne pas s’attacher est la meilleure solution.Aujourd’hui j’ai donc repris mes échanges coquins avec deux hommes sur le forum. Et j’ai décidé que m’amuser certaines fois dans les limites imposées par ce dominant, ne me ferait que du bien !*****C’est dur d’être une soumise…*****Troisième séanceLors de cette dernière entrevue, toujours à l’aveugle, ne sachant toujours pas grand chose de ce dominant si intrigant, je devais le recevoir comme il me plairait.J’avais décidé de me positionner en me prosternant, les mains tendues, la tête posée au sol dirigées vers la porte.Quand il est arrivé, un grognement de plaisir est sorti de sa bouche. Cela a eu pour effet de me détendre tout de suite. Je voulais lui plaire et j’avais, comme à mon habitude, peur de le décevoir. J’ai vraiment un problème…Il m’a caressé le dos et a vu que j’avais mis en place mon Rosebud de 297gr, mon plus gros, aux reflets multicolores.Je n’ai plus du tout le déroulement de cette séance, car je n’en ai pas fait un récit sur le coup. Je me souviens qu’il me prenait la chatte allongé sur moi de tout son poids, alors que j’étais sur le ventre. J’étais tellement dilatée et excitée, le poids aidant, j’ai… avalé le Rosebud. Petit couac qui nous a fait flipper quelque peu. Il a accepté d’aller le repêcher… Détendue, sur le coté en chien de fusil, je l’ai laissé faire. Il a réussi à me le retirer. Depuis, je me méfie de ces petites choses brillantes. Je n’aime pas les bijoux en règle générale, n’en portant que rarement et cet incident n’est pas venu me faire changer d’avis.Il a ensuite entamé une autre sorte de jeu. Comme je marque à la moindre claque ou coup, il avait décidé de m’attacher pieds et poignets avec des chaines aux pieds du lit. Bras tendus vers le haut, chevilles reliées et entravées. Sur le ventre. De nouveau, il s’est positionné de tout son poids sur moi. Un dominant d’un mètre quatre vingt dix… Souffle coupé. Ce qui s’en est suivi, je ne m’y attendais pas ! Il s’est mis à me mordre le crâne de ses canines. Encore et encore. De plus en plus fort. Totalement bloquée, je ne faisais que gesticuler entre douleur et… un plaisir tellement inédit et puissant… j’en perdais tous mes moyens. L’envie de crier d’arrêter et celle de hurler plus fort…Quand il a cessé de ma martyriser ainsi au bout d’un long moment… il m’a libérée et retournée. J’étais… liquide. Pas fontaine, non. Je n’ai pas giclé, non. J’avais de la cyprine coulante et d’une abondance jamais connue jusqu’aux genoux. J’étais littéralement trempée.Tout a foiré à partir de là, je pense. Car, ce que je n’ai pas dit, lors de mes précédents récits, c’est que lors de chaque séance, ce dominant a débandé à plusieurs reprises. Ce fut chaque fois une blessure qui n’arrivait pas à se refermer. Du fait de fêlures dans ma vie vanille maritale, comme par exemple le fait que mon époux s’endormait parfois lorsque je le suçais, et autres joyeusetés du genre, je n’ai pas réussi à accepter ce la de lui, alors que je lui donnait tout sans le connaître, toujours avec mes yeux bandés.Ce jour-là, il a débandé encore en me prenant analement. Il est sadique et pervers, et ne pouvoir me marquer alors même que je suis faite pour ça et que j’aime cela à un point dont moi-même j’ignorais…Cela m’a brisée de devoir le faire bander à nouveau de ma bouche. J’aurais pris cela pour un échec à chaque fois.Il a accepté de m’ôter le bandeau à la fin. J’avoue avoir été un peu déçue de sa personne. Je l’avais peut-être un peu trop idéalisé.Quand je suis rentrée, me mesurer à cette faille que je provoquais en lui était au dessus de mes forces, surtout sachant que ses deux autres soumises, lui offraient leur corps entièrement, sans peur des marques. Il y aurait toujours eu un mur entre nous et une blessure en moi.J’ai mis fin à cette relation.Cet homme est sur un site bdsm connu. Cet homme reste gravé en moi. J’ai une infinie tendresse pour lui et je ne le remercierai jamais assez pour ce qu’il m’a offert et permis de comprendre sur moi.Ce fut au printemps 2018.TalaLaLouve

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